Publie le 24 mars 2026 Par

AWS, Azure ou GCP : quel cloud choisir en tant que développeur en 2026

AWS, Azure, Google Cloud — la question revient souvent dans les formations et les entretiens. Pour un développeur junior, la bonne question n’est pas « lequel apprendre » mais « par quoi commencer pour devenir employable ». La réponse dépend de votre contexte. Ce guide vous donne les repères honnêtes sur les parts de marché, les cas d’usage, et ce qu’un recruteur attend vraiment.

Les parts de marché en 2026

  • AWS (Amazon) : ~32% du marché cloud mondial — leader incontesté, le plus d’offres d’emploi
  • Azure (Microsoft) : ~22% — dominant dans les entreprises qui utilisent déjà l’écosystème Microsoft (Office 365, Active Directory)
  • GCP (Google) : ~12% — fort sur la data, l’IA/ML, et les startups tech

Conclusion immédiate : si vous ne savez pas quoi choisir, commencez par AWS — comme pour React en front-end, c’est le marché le plus large.

Ce qu’un développeur junior utilise vraiment

Oubliez les 200+ services AWS. En tant que développeur (pas DevOps/SRE), vous touchez à une dizaine de services en pratique :

AWS — les services développeur essentiels

  • EC2 : machines virtuelles (équivalent d’un VPS) — vous en avez probablement déjà sur un hébergeur classique
  • S3 : stockage de fichiers (images, vidéos, assets) — API simple, très fiable, presque gratuit en dessous d’un certain volume
  • RDS : bases de données managées (PostgreSQL, MySQL) — plus de gestion de sauvegardes, réplication automatique
  • Lambda : fonctions serverless — du code qui s’exécute à la demande sans serveur à gérer
  • CloudFront : CDN — distribuer des assets statiques au plus près des utilisateurs
  • ECR : registry Docker — stocker vos images Docker

Les alternatives modernes pour démarrer

AWS, Azure et GCP ont une courbe d’apprentissage réelle — et la facturation peut surprendre. Pour un projet personnel ou un portfolio, des alternatives plus simples existent :

  • Vercel : parfait pour Next.js — gratuit, déploiement automatique depuis GitHub
  • Railway : déployer n’importe quelle app + base de données en minutes
  • Supabase : PostgreSQL managé avec interface, auth, storage — plan gratuit généreux
  • Cloudflare : CDN, DNS, Workers (serverless) — gratuit pour beaucoup d’usages

Ces plateformes vous donnent 90% des fonctionnalités dont vous avez besoin avec 10% de la complexité. Passez sur AWS quand vous avez un besoin spécifique qui le justifie.

La certification AWS — vaut-elle le coup ?

La AWS Certified Cloud Practitioner (CLF-C02) est la certification d’entrée. Elle prouve une connaissance théorique de l’écosystème AWS. Pour un développeur en reconversion, elle peut aider à signaler une curiosité pour les sujets DevOps — mais elle ne remplace pas l’expérience pratique.

La AWS Certified Developer Associate est plus pertinente si vous ciblez des postes avec une composante cloud forte. Elle prend 1-2 mois à préparer sérieusement.

Par où commencer concrètement

  1. Créez un compte AWS (12 mois de free tier disponible)
  2. Déployez une application simple sur EC2 ou Elastic Beanstalk
  3. Hébergez vos assets statiques sur S3 avec CloudFront devant
  4. Migrez votre base de données sur RDS
  5. Explorez Lambda avec un use case simple (webhook, image resize)

Attention au free tier : certains services ont des limites cachées. Configurez des alertes de billing dès le début — paramètres AWS → Billing → Budgets → alerter à 10$.


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Categories : DevOps & Cloud